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Lettre à mes enfants, pour qu'ils sachent toujours que... #1

Le Blog

Mes bébés, mes petits amours, mes fils, mes tendres grands petits garçons, Petitchou, Patachou,


Si demain, je ne suis plus là pour répondre à vos questions, j’aimerais que vous sachiez que....


Je me souviens de chaque instant passé à vos côtés, pas seulement depuis votre naissance, mais depuis que vous avez choisi de rejoindre notre famille, tout au creux de moi. 


Je me souviens de ce jour où, avec votre papa, nous avons découvert que nous allions devenir parents. 

Ce jour là, nous n’imaginons pas encore que vous étiez deux...


Je me souviens de ce rêve, précédent la première échographie, un signe venu d’ailleurs m’avait mis sur la piste de la gémellité. Ce n’est que lorsque le gynécologue nous a annoncé qu’il y avait deux bébés, que mon rêve m’est revenu.


Je me souviens de ce premier petit coeur entendu dans le cabinet médical, c’était toi Patachou. Puis un second, mon Petitchou. Une émotion unique s’est emparée de moi. La joie, mêlée à la surprise, à un tas de questionnement sur le déroulement de la grossesse et l’accouchement, alors que vous n’étiez que deux petits haricots. 


Je me souviens des vos premiers mouvements à l’intérieur de moi. Des petites ailes de papillons discrètes aux grands coups de fin de grossesse.


Je me souviens du soin accordé à choisir vos prénoms...


Je me souviens de la frayeur ressentie, lors de la première hospitalisation, quand j’ai compris que vous pourriez naître trop tôt, bien trop tôt...


Je me souviens de la force que vous me donniez déjà, pour affronter la prématurité et vous garder au chaud de mes entrailles le plus longtemps possible.


Je me souviens de cette nuit, de canicule de juin 2015, quand j’ai envoyé un message à votre papa pour lui dire : il faut que tu reviennes à la clinique.


Je me souviens de ce temps de travail dans le camion de Samu, qui était celui me rapprochant de votre rencontre.


Je me souviens de la résistance à la douleur dont j’ai fait preuve, car elle était le signe d’une rencontre magique. 


Je me souviens de chaque poussée, celle qui m’ont permis de vous donner la vie...


Je me souviens de cette sensation, de t’avoir senti Patachou sortir de moi pour rejoindre le monde dans lequel nous t’attendions avec ton papa à mes côtés. 


Je me souviens de cette première image... ce petit bébé tout chevelu.

Je me souviens de ton premier cri, celui d’un nouveau né trop petit mais déjà bien vivant. Et cette odeur si singulière qui accompagne la vie. 

Je me souviens de ce baiser sur ton front, avant que des médecins ne prennent soin de toi...


Je me souviens de ces minutes qui ont séparé ta venue Petitchou... mon si petit bébé. Je me souviens de ma première phrase, de ton premier cri..


Je me souviens de ce sentiment unique quand enfin vous avez pu être réuni tous les deux sur moi, encore allongée sur cette table où je venais de vous donner la vie. 


Je me souviens aussi vous avoir vu partir dans vos couveuses, rassurée de voir votre papa vous suivre en attendant que moi aussi je puisse vous rejoindre. 


Je me souviens, quelques heures après, avoir voulu marcher pour vous retrouver derrière les portes battantes de ce service aseptisé. 


Je me souviens m’être dirigée vers toi, Petitchou qui était le plus près de l’entrée. 

Tu étais si petit, si paisible...

Et puis toi, mon Patachou, tu paraissais tout joufflu à côté de ton frère, avec tes 400 grammes de plus que lui.


Je me souviens de ce séjour en Neonat, avec ces joies, ces moments de doute, ce sentiment au début de ne pas être votre maman. Cette acharnement à avoir voulu vous allaiter (sans y être parvenue).


Je me souviens de ces premiers vrais peau à peau, où glissés dans nos maillots vous étiez si minuscules...


Je me souviens avoir déjà perçu en vous cette force, cette détermination que je retrouve 3 ans et demi après dans votre caractère. 


Je me souviens du retour à la maison, en secret.... nous ne l’avions dit à personne de façon à savourer juste nous, le plaisir de vous avoir sans fil et monde à nos côtés. 


Je me souviens des premières semaines, des premières nuits décousues, des premiers mois, et toutes ces premières fois.


Je me souviens de vos premières sourires, de tous vos câlins inconsciemment volés dans vos sommeils. 


Je me souviens du poids de vos têtes s’enfoncer sur ma poitrine, alors que vous vous endormiez sur moi.

Je me souviens de votre respiration, au rythme changeant et s’apaisant. 


Je me souviens de l’odeur de vos petits cous plissés, autant que le jour de votre première purée. 


Je me souviens de chacun de vos progrès, de ces premiers retournements à vos premiers pas...


Je me souviens de votre premier jour à la crèche, où depuis 3 ans maintenant nous vous laissons avec une confiance indéniable. 


Je me souviens avec une émotion immense de la première fois où vous avez été réuni à la maison avec vos frère et sœurs. C’était magique, comme suspendu dans le temps.


Je me souviens de vos premiers mots. 

De vos premiers bras tendus vers moi... 


Je me souviens de tout, des premiers instants à aujourd'hui, à demain, au delà de tout... 

Je pourrai écrire encore et encore pour que vous sachiez que je me souviens de tout.


Et je veux que vous sachiez à quel point je vous aime. 


A quel point j'ai ce sentiment de m'élever moi même à mesure que les centimètres vous font vous grandir. 

Je veux que vous sachiez que je n'ai jamais cessé de vous aimer, même les fois où j'aurais pu crier. 

Même les fois où j'ai douté de moi, je vous ai aimé. 

J'aime cette relation qui vous unis en tant que jumeaux, tout autant que j'aime ce que vous êtes de façon indépendante, deux être si singulier, complètement différents. 

J'aime retrouver une partie de mon reflet dans chacun d'entre vous... 

J'ai découvert ce que voulait dire les termes "amour inconditionnel".
Quoi que vous soyez, quoi que vous fassiez, je vous aimerai de tout mon être.
Nous ne serons peut-être pas toujours d'accord, mais jamais rien n'enlèvera l'amour que j'ai pour vous. 


Pour vous, je déplacerai des montagnes. 

Pour vous, j'ai découvert que rien n'est impossible. Vous me donnez une telle force. 

Je veux que jamais, quoi qu'il se passe dans votre vie ou dans la mienne, vous ne doutiez de l'amour et la confiance que j'ai pour vous... 

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