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Une journée Montessori - Cool Parents Make Happy Kids

Le Blog

Depuis le début de l’été, je vous ai souvent posté des photos de mes lectures. 

Notamment : Une journée Montessori de Audrey Zucchi et Cool Parents make Happy Kids de Charlotte Ducharme. 


Ce sont deux ouvrages que j’ai lu l'un après l'autre, que j’ai aimé et qui m’ont clairement donné des clés et des idées. 

Je vous parle de ces deux titres dans un seul et même article car ils m’ont semblé  très complémentaires. 


Une journée Montessori :


L’auteure est maman de deux jeunes garçons. La propulsion dans cette vie de parent l’a amené à s’interroger sur sa façon d’éduquer, comment se mettre à la portée de ses enfants au travers l’éducation et comment les accompagner dans le développement de leur autonomie en fonction de leur âge. 


Elle a commencé par créer des Kits Montessori que vous pouvez découvrir sur son site No Milk Today en cliquant ici (j’en reparlerai plus tard sur mes réseaux et le blog). 

Elle a ensuite écrit Une journée Montessori puis créé un agenda et un calendrier sous forme de planning pour toute la famille, sur ce même thème. 


Son livre est assez facile à lire, découper en chapitres relativement courts qui peuvent se lire à la suite ou non… (rien ne vous empêche de lire la partie sur le coucher si vous rencontrer des difficultés à ce moment de la journée, et de revenir plus tard sur le chapitre consacré au matin). 


J’ai dévoré toute la première partie qui aborde avec simplicité les notions de « bienveillance », terme récurrent dans le domaine de la parentalité ces derniers mois. 

La suite est organisée comme une journée, le titre est clairement annonciateur des points abordés :  Le matin, les repas, les activités, les soirées…


J’ai été surprise de constater qu’un chapitre entier est consacré à l’alimentation et aux remèdes naturels (homéopathie notamment). 

Ce livre est clairement à la portée de tout le monde, facile à lire, pas technique à ne parler que de neuroscience, ni psycho pour éviter les noeuds au cerveau. 


Il fait écho à d’autres lectures plus accès sur les découvertes de Marie Montessori ou Céline Alvarez. J’ai parfois aussi retrouvé du Filiozzat. 


Juste remarque lors d’un repas à la maison avec la famille « Mon bébé Bio et Moi », dans la pédagogie Montessori, il y a beaucoup de « bon-sens » ! Effectivement… J’ai chipé dans ce livre l’idée d’aménager un espace pour les garçons, sous l’escalier avec un porte manteau à leur hauteur, une petite étagère pour ranger les chaussures etc.. c’est tellement évident mais je n’y avais tout bonnement pas pensé ! 


A la fin de chaque chapitre, un tableau récapitulatif reprend les choses qu’un enfant est capable de faire / d’assimiler en fonction de son âge… 


A 2 ans, il peut retirer seul son pyjama… à 4 ans, préparer son sac… etc. Evidemment il ne s’agit d’une liste exhaustive à respecter scrupuleusement mais cela donne des répéres. 

Nous sommes souvent pris dans notre rythme du quotidien sans forcément remettre en question nos habitudes.  Cela va plus vite de dire à son enfant « lève les bras » pour retirer nous même son pyjama… alors que l’accompagner dans cet apprentissage nous fera gagner du temps par la suite. 



Cool Parents Make Happy Kids : 


Charlotte est la créatrice du blog éponyme. C’est à force d’écrire sur le net que l’idée est venue (je crois avoir lu qu’elle lui a été soufflée) de consigner sur papier son expérience. 

Ce livre n’est pas un guide mais un véritable retour d’expérience. Maman d’une petite fille et d’un jeune garçon, Charlotte a été confronté à la différence de caractère de ses deux enfants. 


Elle livre à ses lecteurs son expérience personnelle par la biais de récits concrets. Elle décrit des scènes vécues, au sein de sa famille ou bien dont elle a pu être témoin. 

Elle explique de quelle façon elle a agit dans cette démarche d’éducation positive et relate avec précision les « résultats », les réactions de ses enfants.


Ce que j’ai notamment retenu de ce livre : il est beaucoup plus constructif d’arrêter de commencer nos phrases par la négative (arrête - ne fais pas ceci etc…). 

L’empathie est également quelque chose de miraculeux lorsqu’on tente de l’apprendre à nos enfants.


J’en ai récemment fait l’expérience : dans le bureau de la directrice de la crèche, un seul zèbre (fisher price je crois) sur lequel on peut sauter et tourner… Nathéo était dessus et s’amusait beaucoup.. Pacôme, à côté, attend impatiemment son tour.. Je dis à Nathéo « Laisse un peu ton frère monter dessus »… Coup d’épée dans l’eau, il ne laisse pas sa place. Je reformule « Oh regarde, Pacôme aussi aimerait beaucoup essayer »… Il n’en a pas fallu plus pour que Nathéo laisse sa place en disant « Tiens Papôme »… 


Là encore, beaucoup de bon sens. Des choses qui peuvent être naturelles ou innées chez certains parents. 



Ce que ces lectures m’apportent :


Ces livres m’ont amené à réfléchir. A revoir ma façon de formuler certaines demandes, à agir autrement face à certaines petites crises entre les garçons. 

J’ai même pu aborder cette approche « positive » avec leur grande soeur…


Il ne s’agit pas évidemment de prendre un livre et appliquer à la lettre ce qui ai écrit. 

L’idée que je m’en fait : se nourrir de ces lectures et expériences et s’approprier ce qui semblent nous convenir. A nous en tant que parents mais aussi à notre famille. 

Il me semble néanmoins important que lorsqu’on décide de s’intéresser à la pédagogie positive, il est important que les deux parents soient sur une même longueur d’ondes. Les enfants ont besoin de repères, d’un cadre commun et non de « deux sons de cloches ». 


La « bienveillance »,  « pédagogie Montessori » ou encore « éducation positive », fait énormément parler… Le sujet attire autant qu’il agace. 

De nombreux parents culpabilisent car ils pensent que cette approche nous fait vivre dans un monde de bisounours.


Je vous rassure, derrière les photos de mes réseaux avec les bonnes bouilles des garçons, il y a aussi des cris ! Les leurs et les miens. 

Il ne faut pas oublier qu’un parent a des limites dans ce qu’il peut absorber. Il ne faut pas oublier qu’on est une personne humaine, avec des capacités et des limites… 


Ce n’est clairement pas évident de décider de se mettre dans une démarche comme celle dont je parle ici.
C’est un véritable sport…

J’ai une image toute simple : décider de ce mettre à l’éducation « positive » (je reviendrai sur ces termes plus tard - car le reste n’est pas « négatif » comme pourrait le laisser penser les notions de « bienveillance »), c’est comme être plongée dans un pays dont on ne connait pas la langue et devoir apprendre à communiquer… Cela s’apprend ! 


Bref… le sujet me passionne, m’aide dans mon quotidien de maman de jumeaux de 27 mois et belle-maman de 3 ainés. J’en reparlerai. Promis :)



Si vous aussi vous souhaitez vous procurer ces livres, ils sont disponibles par ici : 



                       



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